Internet en Chine

Si j’ai passé un mois en Chine, je n’ai pas, pour des raisons familiales, pu visiter beaucoup d’endroits différents. Mes anecdotes sont donc à prendre telles quelles, ce sont des impressions qui ne reflètent pas forcément la réalité du pays…

Quand j’ai voulu me connecter pour la première fois à Internet en Chine, dans l’aéroport de Beijing, j’ai eu la surprise de découvrir que le hot-spot WiFi n’était pas ouvert, mais nécessitait un code d’accès. Ce code n’a pas pour but de soutirer quelques yuans aux usagers, mais bien d’identifier formellement les internautes de l’aéroport. Des petites bornes en libres accès permettent d’obtenir le précieux sésame : il suffit d’y glisser la page n°2 de son passeport (celle avec l’identité du porteur) qui est scannée, lue puis enregistrée, l’imprimante intégrée sort alors un code d’accès et un rappel des règles (en anglais ou en chinois) dont voici la traduction.

Conformément à la directive n°82 du Ministère de l’Ordre Public, les passagers doivent s’authentifier avec leur nom réel pour se connecter. Merci de conserver précieusement ces identifiants afin d’éviter tout usage frauduleux. Votre accès est valide pendant cinq heures après lesquels vous pouvez requérir un nouveau code. Chaque pièce d’identité ne peut être utilisée que trois fois au maximum.

Dans le même ordre d’idée, le seul hot-spot « public » que j’ai croisé, dans un McDonald de la capitale, demandait un identifiant et un mot de passe…

En ce qui concerne Skype, la version standard n’est pas accessible en Chine, toutes les recherches mènent à skype.tom.com qui propose une version adaptée de Skype. Conformément aux demandes du gouvernement chinois, cette version serait munie d’un mouchard permettant l’écoute des conversations orale et le filtrage des conversations textuelles. (cf. Wikipédia). Ce qui est sûr, c’est que le partenariat avec TOM et générateur de très nombreux encarts publicitaires et que la version officielle de Skype fonctionne très bien en Chine. Il en est de même de l’installateur international que l’on trouve sur Skype.com.

Je tiens aussi à préciser qu’en Europe, Skype est sous le coup de poursuite judiciaire dans la mesure ou il occupe le marché des opérateurs téléphoniques sans pour autant se plier à la législation qui oblige ces derniers à mettre en place de techniques permettant l’écoute judiciaire… Voici quelques références :

Enfin, la dernière de mes expériences concernant l’Internet chinois, c’est le fameux filtrage des sites. Je ne pourrais pas garantir qu’il existe, car je n’ai jamais rencontré de pages comme il y avait en Arabie Saoudite, celles qui affichent quelque chose du genre « le site auquel vous tentez d’accéder est bloqué, vous requête a été enregistrée. Si vous pensez que ce filtrage n’est pas justifié, merci de contacter X ». Non, pas de ça en Chine, mais, curieusement, certains sites comme celui que vous lisez maintenant ou Facebook on un fonctionnement quelque peu curieux. Lorsqu’on tape l’adresse, la page charge, charge, charge et finit par un message d’erreur du type « le serveur n’a pas répondu ».

Une réflexion au sujet de « Internet en Chine »

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