Archives du mot-clé Windows

Le format exFAT – la FAQ

exFAT, c’est quoi ?

exFAT est un système de fichier conçu par Microsoft. Pour mémoire, le système de fichier est une solution d’organisation de données sur un disque dur ou tout autre appareil de stockage de fichier comme un SSD ou une clef USB. exFAT présente la particularité d’être adapté à des tailles de supports et de fichiers considérablement élevées.

Quels systèmes supportent exFAT ?

exFAT est reconnu nativement par de nombreux systèmes d’exploitation tels que Windows depuis la version 7 SP1 et OS X antérieurs à 10.6.5 (Snow Leopard). Il est aussi utilisé par certains constructeurs de caméscope ou d’appareil photo comme Canon ou Panasonic afin de stocker les fichiers vidéo qui, en HD, franchissent rapidement la limite de 4 Go imposés par le vieillissant FAT32.

Si vous utilisez GNU/Linux, il existe un driver pour Fuse. Sur Windows XP et Windows Serveur 2003, vous pourrez installer une mise à jour spécifique depuis le site de Microsoft.

Quels sont les avantages ?

Un disque dur formaté en exFAT est une bonne solution pour échanger des données entre Mac et Windows. En effet, HFS+, le format d’Apple est très mal reconnu par Windows, à moins de passer par des logiciels coûteux ou peu pratiques, tandis que NTFS, le format phare de Microsoft, nécessite pas mal de manipulations pour être complètement reconnu par OSX.

Quels sont les inconvénients ?

Malheureusement exFAT n’est pas encore reconnu par tous les appareils. Par exemple, si vous souhaitez connecter votre disque dur à votre Box ou à votre téléviseur, vérifiez que cela est supporté.

Comment formater un disque dur en exFAT sur OS X ?

Utilisez simplement l’Utilitaire de Disques, vous trouverez le format exFAT dans la liste déroulante « format » des onglets « effacer » ou « partition ».

Comment formater un disque dur en exFAT sur Windows 7 (et plus) ?

Sur Windows, exFAT est pensé pour les supports amovibles tels que les clefs USB ou les cartes mémoire. Il n’est donc pas possible, depuis le gestionnaire de disque ou l’explorateur de fichier, de formater un disque dur en exFAT. C’est par contre possible depuis l’invite de commande. Pour formater un disque G: (à adapter selon le besoin), faites comme suit :

  1. Appuyez sur la touche Windows et R ;
  2. Tapez CMD puis entrée ;
  3. Saisissez format g: /FS:exFAT puis tapez entrée ;
  4. Validez : il ne vous reste qu’à patienter.

Quelles sont vos sources ?

Principalement cet article de Wikipédia, un peu du Wiki d’Ubuntu et une dose d’expérience personnelle 😉

Un hors série dédié à iOS 6

C’est avec un grand plaisir que je vous informe de la publication d’un hors série dédié à iOS 6. J’y ai fait le tour de la question : mise à jour, utilisation, matériel compatibles etc. Vous y trouverez votre bonheur si vous débutez ou si vous souhaitez approfondir votre connaissance du système portatif d’Apple. Les info de l’éditeur sont sur le site de Compétence Mac. Si vous avez raté le coche, vous pouvez encore le commander chez KnowWare. Une fois n’est pas coutume, cet ouvrage s’adresse autant aux utilisateurs de Mac que de Windows !

Attention, avec la sortie d’iTunes 11, la partie dédié à ce logiciel ne colle plus tout à fait avec l’existant. Pour copier le look n’feel d’iTunes 10, ouvrez la dernière version puis cliquez sur Présentation | Afficher la barre latérale et vous devriez vous y retrouver.

Encoder en H.264/MP3 avec Windows

Dans le cadre de ma fonction de directeur technique du Festival Interval (édition 2011) voici un petit tutoriel permettant, depuis Windows, d’encoder une vidéo en h.264 avec une piste audio en stéréo.

Travaillons avec Avidemux

Avidemux est un logiciel libre issu du monde GNU/Linux mais aussi disponible sur Windows. Bien que je sois personnellement un ancien adepte de VirtuabDub, je trouve ce dernier et un poil trop complexe pour la démonstration d’aujourd’hui.

Pour utiliser Avidemux, téléchargez-le depuis le site de SourceForge puis double-cliquez sur le fichier récupéré pour procéder à son installation. Lors de la sélection des composants d’installation, cochez Additional langages / French sans quoi le logiciel sera en Anglais.

Pour commencer

Pour le Festival Interval, le règlement exige un fichier AVI comprenant une piste vidéo en H.264 et une piste audio MP3 en stéréo (même si le tournage a été réalisé en mono).

Entrez dans Avidemux puis cliquez sur Fichier / Ouvrir… pour sélectionner la vidéo à réencoder. Si votre vidéo est lisible par votre ordinateur, elle doit être exploitable par Avidemux et elle apparaît alors dans la fenêtre de prévisualisation. La colonne d’outils sur la droite permet de régler chacun des paramètres.

Réencoder la vidéo

Dans la partie Vidéo, sélectionnez le système de compression MPEG-4 AVC qui correspond à un encodage en H.264 avec l’outil x.264 (oui, je sais, ça à l’air compliqué même si ça ne l’est pas). Cliquez ensuite sur Configurer et choisissez le mode d’encodage Averate Bitrate (Two Pass) puis, juste en dessous, saisissez la valeur de 3400 kbit/s pour le bitrate à proprement parler.

Pour les experts : vous pouvez monter jusqu’à 5 Mbit/s si vous cherchez une meilleure qualité mais méfiez-vous de la taille du fichier qui sera plus gros et donc plus long à uploader !

Si votre vidéo est d’une taille supérieure à la HD 720p (1280 pixels de large pour 720 pixels de haut) vous devez la redimensionner. Cliquez sur Filtres puis Resize pour spécifier la bonne taille comme illustrée ci-dessous.

Réencoder l’audio

Dans la partie Audio, choissez MP3 (lame) et cliquez sur Configurer pour vérifier qu’il s’agit bien d’un canal stéréo en 128 kbit/s CBR.

Sélectionner le Format

Dans la partie Format, sélectionnez AVI et laissez la configuration telle quelle.

Lancer le calcul

Il vous suffit alors de cliquer sur Fichier / Enregistrer / Enregistrer une vidéo… pour spécifier la destination, c’est ce fichier que vous devrez soumettre au festival. L’encodage commence, il se déroulera en deux étapes et il ne vous reste plus qu’à patienter.

Notes sur l’amorçage d’un disque dur

Je suis en train de travailler sur un dossier qui implique une bonne compréhension du processus d’amorçage des disques durs et comme je n’ai pas trouvé d’information claire et structurée, je vais essayer de partager avec vous ce que j’ai trouvé. L’idée est de banaliser le technique pour comprendre globalement comment ça marche sans pour autant rentrer dans les détails, je vous mettrais en fin d’article quelques liens pour approfondir le sujet.

Le principe général de l’amorçage

  1. Le micrologiciel embarqué sur le matériel (le BIOS ou l’EFI) effectue ses opérations de test et de configuration initiale puis va interroger la zone amorce du disque dur.
  2. La zone amorce du disque dur (MBR ou GPT). Cette partie spécifique du disque dur se trouve son tout premier secteur, c’est le seul endroit auquel le micrologiciel peut accéder. La particularité de la zone amorce est de connaître les différentes partitions du disque dur. Elle permet donc de charger le chargeur d’amorçage (noté « B » sur le schéma) du système d’exploitation que se trouve au début de la partition où il est installé.

Le MBR ou Master Boot Record
Ce type de zone amorce date des premiers PC compatibles IBM à disque dur. Elle est utilisée de concert avec le BIOS, qui date de la même époque et elle est couramment implémenté par le constructeur informatique depuis lors. Un de ses plus gros défauts est de ne supporter que quatre partitions principales. On lui reproche aussi aussi d’être la cause d’une perte d’espace importante lors de l’utilisation de gros disques dur.

Le GTP ou GUID Table Partition
Cette zone amorce a été originellement développée par Intel pour fonctionner avec l’EFI, l’Extended Firmware Interface, qui doit, à moyen terme, remplacer le BIOS. Largement programmable, l’EFI est rétrocompatible, il est possible, en quelque sorte, de programmer un BIOS et de la charger de manière transparente pour permettre l’exécution d’ancien système d’exploitation. L’EFI est nativement reconnue par Windows depuis la sortie de version 64bits, elle tourne avec GNU/Linux et est indispensable au fonctionnement de Mac équipés de processeurs Intel. Enfin, l’EFI avec le GTP permet d’utiliser un plus grand nombre de partitions, ainsi qu’une interface graphique.

Pour aller plus loin…

  1. Master Boot Record (anglais, Wikipedia)
  2. GUID Partition Table (anglais, Wikipedia)
  3. Amorce (fançais, Wikipedia)
  4. Extensible Firmware Interface (anglais, Wikipedia)

Le NTFS et Mac OS X

Parfois, il est impossible d’écrire sur un disque dur externe avec son Mac même si on arrive à lire ce qui est dedans… C’est souvent parce que le disque formaté en NTFS, propre à Windows (depuis XP) est incompatible avec le Mac. Les données ne sont pas enregistrées de la même façon sur tous les disques durs, cela dépend de la manière dont est écrite la table d’allocation des fichiers qui, en quelque sorte, définit l’organisation les disque durs. Ainsi, il n’est pas possible, d’écrire directement des fichiers depuis un Mac vers un disque dur en NTFS. Afin de contourner ce problème que l’on rencontre parfois avec des disques durs externes de grande capacité ou des partitions Boot Camp, vous trouverez ici le nécessaire.

Installer MacFuse

Vous devez tout d’abord installer MacFuse, un logiciel permettant d’ajouter des gestionnaires supplémentaires de systèmes de fichier. Vous le trouverez sur le site Google Code. Une fois le cogiciel téléchargé, installez-le, il ajoutera une icône dans les préférences du système de votre Mac.

Installer le gestionnaire NTFS

Il faut maintenant ajouter à MacFuse, le plug-in pour le NFTS. Vous pouvez en télécharger une version gratuite de NTFS-3G depuis le site du projet Catacombae. Une fois l’outil installé, il faudra redémarrer l’ordinateur pour pouvoir utiliser des disques NTFS. Un panneau de configuration et maintenant aussi disponible dans les préférences système et sa configuration par défaut devrait vous convenir. Vous pouvez maintenant essayer de connecter vos disque dur NTFS.

Ce plug-in ajoute également, dans l’Utilitaire de Disque le nécessaire à la gestion des volumes NTFS, notamment en ce qui concerne leur effacement, partitionnement et formatage.