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Little Planet : Galop d’essai

Un Little Planet, c’est un type de rendu particulier de panoramique sphérique avec le zénith vers l’extérieur et le nadir au centre, le nadir étant le point sur lequel se trouve le photographe. La prise de photo initiale se fait à 360° comme pour un panoramique équirectangulaire.

J’ai fait un certain nombre d’essais juste pour réussir à réaliser cet assemblage sous Hugin, ce qui n’a pas été évident. En partant de 20 photos de 8 millions de pixels, je me suis retrouvé avec un rendu de 4,5 Go faisant plus de 50000 pixels de côté qui a mis toute la nuit à se terminer… Autant dire que le résultat est inexploitable sur mon MacBook.

En bricolant un peu j’ai réussi à obtenir une image utilisable en partant de vignettes et je l’ai retravaillée avec Photoshop (que je maîtrise assez mal)… Le résultat ici est loin de mes attentes, les photos d’origines étant mauvaises, certaines surexposées, d’autres terriblement sombres. J’ai juste cherché à obtenir le minimum syndical pour estimer le potentiel de cette technique.

Soirée projectionniste

Hier soir, j’ai participé à Interval, le festival du court-métrage lycéen (à La Rochelle). Ce projet, imaginé par Yannick Devin et qui arrive déjà à sa troisième édition, offre aux lycéens l’opportunité de diffuser leurs courts métrages, réalisés avec ou sans l’aide de leur établissement, à une salle de 620 personnes. Les plus talentueux repartent avec un « cube », le trophée du festival et, peut-être, le début de la gloire.

Le projecteur connecté au Mac Mini
Le projecteur connecté au Mac Mini

Pour ma part, on m’a demandé de suivre toute la partie technique de la diffusion : les années précédentes ont été un peu difficiles, car la structure du Mega CGR n’est pas habituée à recevoir n’importe quel type de diffusion vidéo bien qu’ils reçoivent de nombreuses manifestations chaque année.

Derrière la vitre... la salle !

En substance, nous avons opté pour une solution autour d’une structure de DVD avec menu. Yannick a compilé et réencodé les vidéos de tous les participants puis en a fait un DVD en deux temps et trois mouvements (merci iDVD). Pour la diffusion, le fichier ISO de ce DVD a été chargé sur un Mac Mini mis au propre et connecté via un adapteur mini DisplayPort vers DVI au vidéo-projecteur du CGR, un mastodonte de 6000 watts connecté à un réseau privé de transfert des films dématérialisés.

"Un anneau pour les gouverner tous"
"Un anneau pour les gouverner tous"

Quant à moi, j’ai passé la soirée dans la salle de projection, avec mon Mac Mini et mon MacBook de secours. Je me suis chargé de la diffusion des courts, de l’éclairage et du son, le tout dans un timing précis… Je suis super content, j’ai apprécié de passer de l’autre côté de la vitre !

Le secret de l'île aux rats

Hier, j’ai profité d’un des deux plus beaux jours du mois d’aout pour aller visiter Rottnest Island. Le nom de Rottnest lui a été donné par le Hollandais qui l’a découverte et qui, impressionné par le nombre de rats qui la peuplait (absence de prédateurs oblige), l’a nommé « nid de rats » en hollandais.


Cette île de 19 km2 fait environ 14 km de long pour 4,5 km de large et se trouve à 17 km de Fremantle. Pour mémoire, Fremantle est le port maritime situé sur l’embouchure de la Swan River et qui dessert Perth se trouvant en amont du fleuve. Pour accéder à cette île, le moyen le plus simple est de prendre le ferry soit à Perth soit à Fremantle. J’ai opté pour le départ de Perth, plus facile à rejoindre depuis mon lieu de résidence, et qui rallie Rottnest après un arrêt à Fremantle en environ 1 h 30. La partie maritime du trajet croise généralement une des deux familles de dauphins qui vivent dans ces eaux, mais nous n’avons eu cette chance ni à l’aller ni au retour.

L’île, après une brève Histoire de prisons, de base militaire et de lieu de résidence, a été classée parc national de première classe. L’installation humaine consiste en un unique village, le reste de l’île est resté en état à l’exception de route, de toilettes publiques et de quelques zones d’expérimentations scientifiques. Les infrastructures hors du camp sont toutes autonomes (récupérateur d’eau, panneau solaire, etc.) ce qui dénature le moins possible le paysage. Le territoire est recouvert de bush et quelques lacs salés s’étendent dans la partie nord-est de l’île.

Rottnest Express
Rottnest Express

Bien que ce soit une destination touristique, équipée en conséquence d’un certain nombre de résidences de vacances, la propriété privée y est interdite et l’ensemble des bâtiments appartient à l’état de WA. L’entretien de la réserve est financé en partie par la taxe qui est acquittée par toute personne se rendant sur l’île. Les véhicules sont interdits à quelques exceptions près : police, rangers, l’unique bus et un minicar touristique. Bien que principalement sauvage, cette île possède un aérodrome et une ligne de chemin de fer reliant l’ancienne caserne (reconvertie en hôtel) et le mont Oliver Hill. Avant de vous raconter un peu ma promenade, je vous invite à profiter du paysage…

L'éolienne de l'île derrière le Garden Lake
L'éolienne de l'île derrière le Garden Lake
L'océan, pur et clair
L'océan, pur et clair
Une crique du cap Vlamingh
Une crique du cap Vlamingh

Oui, ça donne envie de se baigner ou de surfer, mais en aout, fin de l’hiver, il fait encore trop froid ici. D’un autre côté, à la pleine saison, il peut y avoir jusqu’à 15000 personnes ici, ça doit être nettement moins bucolique. Je crois que si je reviens en Australie je choisirais quelque chose comme le printemps !

Il faut aussi que je vous parle de l’authentique population locale, les fameux « rats ». Il s’agit d’une espèce de marsupiaux uniques au monde, mais aussi uniques en Australie : les quokkas ne vivent que sur cette île. Gros comme des chats et à peu près aussi craintifs. Il y a des peureux et d’autres qui sont plutôt photogéniques. Une fois qu’on a compris le truc, c’est à dire leur donner une feuille bien verte de l’arbre qu’ils aiment bien manger, ils sont putôt amicaux. Je vous laisse juges de leur proximité biologique avec les rats de chez nous (lol).

Quokka au repos
Quokka au repos
Quokka à table
Quokka à table
Portrait de Quokka
Portrait de Quokka

Un conseil : si vous voulez voir des quokkas je vous déconseille de faire comme moi, c’est à dire se lever tôt, prentre le train puis le bateau et louer un vélo pour parcourir l’île sur plus de 20 km (et c’est loin d’être plat) à la recherche de quokkas dans leur environnement naturel. Tout ce que j’ai trouvé, c’est des traces, des crottes et des ossements (non, je ne les ai pas ramassés). Ce n’est qu’après avoir rendu mon vélo que j’en ai vu partout autour du campement… Enfin, je n’ai pas fait tant de kilomètres pour rien, j’ai pu voir un superbe paysage et surtout, au bout du cap Vlamigh, j’ai vu un animal que je n’avais jamais vu auparavant : une baleine ! En fait, je n’ai vu que ses jets d’eau et sa queue quand elle replonge, mais le spectacle était époustouflant.

Je voulais aussi voir la batterie de canons installée que Meng avait visitée par le passé, mais qui n’est pas indiqué sur la carte. Malheureusement, je ne suis pas monté sur le Oliver Hill où elle se trouve car je commençais à être un peu à court de force et d’eau potable. Vous comprenez maintenant pourquoi il existe, sur une si petite île, une ligne de chemin de fer qui court de l’ancienne caserne à la batterie de canons. Ce sera pour la prochaine fois.

Un canon
Un canon

Petite promenade

Hier, je me suis baladé un peu dans le quartier et en ville. Je suis désolé, mais je risque de ne plus écrire de revue. Dans quelques jours, je vais m’envoler vers la France et, malgré un décalage horaire de 6 fuseaux et plus de 18 heures de vol, je recommence à travailler le lendemain de mon atterrissage. L’objectif de la semaine est donc de me reposer et de faire un peu de shopping.

Je suis donc allé me promener du côté de Lake Monger qui se trouve à deux pas de mon lieu de résidence et que je n’avais pas encore exploré. C’est une immense réserve d’eau naturelle autour de laquelle Poppy va régulièrement courir et que Meng m’avait fortement conseillé d’aller voir. Je n’ai pas été surpris par la quantité d’oiseaux, je commence à m’y habituer, par contre j’ai été surpris de leur relative indifférence à l’égard des humains. Je crois que j’ai compris le truc : il suffit de s’approcher d’un de ceux qui a le moins peur et les autres restent dans les parages un peu comme s’ils étaient sensibles à la confiance du premier. L’autre chose qui m’a surpris c’est le bouillonnement de l’eau lorsqu’on se rapproche du bord. Il y a tellement de petits alevins que quand ils sentent que l’on s’approche ça brasse l’eau de la même manière que si l’on y envoyait une poignée de sable !

Canne
Canne
Perroquets sauvages
Perroquets sauvages
Poule d'eau faisant sa toilette
Poule d'eau faisant sa toilette

Ensuite, comme je devais aller faire un saut à la poste au centre-ville, je suis allé du côté de Northbridge, le quartier chinois. En fait de quartier chinois, c’est surtout un lieu particulièrement cosmopolite : si les Chinois y sont arrivés les premiers, ils ont rapidement été suivis par toutes les différentes nations asiatiques puis par tous les autres. On trouve facilement dans ce quatier des restaurant très « fashion » cotoyant restaurants asiatiques de différentes classes et tapas de toutes sortes…

Entrée historique du Chinatown
Entrée historique du Chinatown
Art urbain
Art urbain